Départ à l'heure prévue, 19:00. Place 41 côté fenêtre, voiture 16 TGV 8866. Une gamine en pull noir et pantalon beige, le cou enroulé d'un foulard turquoise. Un Eastpack motif barbelés sur les genoux. Un écouteur dans chaque oreille. Du X-Japan. Un mec vient s'asseoir à côté d'elle, sans un mot. Environ la trentaine, selon elle. Des écouteurs blancs et un anneau à l'annulaire gauche. Elle s'en fout. Elle lit L'Homme aux cercles bleus de Fred Vargas (très bon bouquin d'ailleurs). Le train avance toujours. Elle regarde de temps en temps par la fenêtre, tout en se disant qu'elle préfère crever que d'aller vivre dans un de ces villages qu'elle voit, au beau milieu de la campagne. On doit s'y ennuyer à mourir, ça ne lui plairait pas. Elle change de groupe. Led Zeppelin. Son groupe préféré. Le train s'arrête à Angers. Le mec descend, sans un mot. Le train repart. Personne n'est monté à côté de la gamine, qui s'en fout et continue à lire. Au Mans, nouvel arrêt. Nouveau voisin. La petite fille pense qu'il a machonné un truc comme "bonjour" ou "salut" mais elle n'est pas sûre à cause de ses écouteurs, elle ne répond rien. C'est un mec plus vieux qu'elle, une petite vingtaine d'année, au vu du pifomètre de la gamine. Ouais. Un voisin égoïste, qui squatte à lui tout seul l'accoudoir qui les sépare. Elle râle intérieurement, mais au fond elle s'en fout, elle n'aime pas mettre ses coudes sur les accoudoirs. Un fut noir droit sur des jambes maigres, une veste blanche. Il appuie son coude sur l'accoudoir, et essaie de dormir. Son coude glisse souvent, et il se remet en place en soupirant, ce qui fait sourire la petite fille, qui d'ailleurs s'emmerde, vu qu'elle a fini son bouquin. Elle prend son bloc et se met à écrire un article de blog "Le train : une aventure SANS péripéties". Elle commence à écrire sur son voisin, en croisant intérieurement les doigts pour qu'il ne lise pas. S'il le faisait, ça serait drôle, mais gênant. Elle regarde par le fenêtre voir s'il y a quelqu'un derrière elle et elle voit son voisin de derrière qui la regarde. Oups. Elle détourne le regard rapidement, elle s'emmerde, décidément. Elle change de groupe. Misanthrope. Le train arrive à Paris Montparnasse. Elle voit ses grand-parents sur le quai. Elle sort avec son sac et ils prennent le métro. Elle voit son voisin presque à côté d'elle et ça la fait sourire. Décidément, elle sourie pour un rien...
Etats d'âme
Le train : une aventure SANS péripéties... (Etats d'âme) posté le samedi 12 avril 2008 17:20
Vacances... (Etats d'âme) posté le samedi 12 avril 2008 10:57
Ca commence mal et bien à la fois. Y a la fête foraine dans mon bled ce week-end. Je peux pas y aller parce que j'ai un master-class de musique tout l'après-midi, et j'en sors pour aller prendre le train pour aller à Paris pour une semaine. Je loupe une sortie entre potes. Super. Du coup, ça m'a trop refroidie pour Paris. Mais bon, jpense que ça va me faire du bien de changer d'air, de penser à autre chose. Faut que j'essaie de voir des amis pendant les vacs (surtout Ben que j'ai pas vu depuis un an ><), ceux du bahut peut-être, comme ceux d'avant. Bon. Ca va être de bonnes vacances. C'est ce que j'essaie de me dire depuis une semaine, mais j'ai trop la haine pour cet après-midi, ça me démolit.
Mais bon, elles commencent bien à la
fois parce que en me connectant ce matin, j'ai vu 2 commentaires de
mon ptit Saint-Bernard ça m'a fait trop plaisir. Vraiment.
Alors, ptit Saint-Bernard, (je sais que tu vas finir par passer)
merci. Et pas que pour les commentaires, si tu vois ce que je veux
dire. En fait, jme rends compte que t'arrêtes pas
d'être gentil avec moi, et que j'arrête pas de te dire
merci. Ca msoutient énormément, tu peux pas savoir.
Alors un énorme merci
. (Te n'aime fort
)(Led Zep powa ! xD)
Parce que les rêves, c'est pas toujours pendant qu'on dort... (Etats d'âme) posté le samedi 29 mars 2008 19:17
Rêve : quelque chose qui me fait avancer... mais qui est irréel ou irréalisable...
A écrire avec un grannnnnnnnnnnnd "r".
Jcrois qu'on en a tous. Des plus ou moins immenses. Des plus ou moins irréalisables. Des qui ont une place plus ou moins grande dans notre ptit coeur. Des qui ont un ordre de priorité plus ou moins important.
Mais ils sont tous importants. Indispensables. C'est une trace qu'on est toujours humain, quelque part dans les tréfonds de notre âme. Quelqu'un qui viendrait me voir et me dirait "Moi. Moi j'ai pas de rêves" ça me ferait de la peine. Parce qu'on nait tous avec des rêves. Qui passent et sont remplacés par d'autres. Si cette personne n'a pas de rêves, c'est parce que tout espoir de réaliser ne serait-ce qu'un seul de ces rêves, même si c'est le plus petit, le plus misérable s'est éteint. Pour toujours. Cette lueur indestructible et immortelle a été vaincue.
Mon plus grand rêve à moi, le plus irréalisable, le plus bô, le plus plus, c'est d'être pianiste un jour... Mais bon, on n'accède pas toujours à ses rêves...
Dans le genre "les rêves les plus farfelus" je demande... jouer du piano sur une plage avec la mer et le soleil couchant. Un piano noir. Demi-queue. Accordé. Plage déserte. 30°C. Le soleil qui descend sur la mer. Les vagues, immenses, qui se fracassent avec violence sur la plage. Sable clair. Jeu parfait, sans faute. Chopin. Opus 48 n°1. Tous les morceaux que j'aime. Joués sans faute. Sur une minute qui dure, dure, dure...des heures, une éternité...Jouer toute la nuit. Sans jamais s'arrêter. Voir les gens venir le matin. Entourer le piano dans le silence et le respect. Les gens s'agglutinent. Tous veulent entendre, voir. Jouer toute la journée. Ne pas voir cette foule barbare qui semble extasiée, mais qui ne comprend pas. Jouer, encore et encore. De tout. Du jazz au baroque. Du baroque au moderne. En passant par le romantisme. Du métal (parce que comme par hasard, les morceaux de métal peuvent être adaptés au piano...)(désolé pour le cassage d'ambiance). Ne pas s'arrêter. Jamais. Jouer pour l'éternité. Sur cette plage. En entendant la mer se jeter violemment vers le piano, comme attirée par cette mélodie toujours juste d'un piano qui ne se désaccorde jamais...
Et là...PAF ! gros cassage d'ambience... jpensais pas que
j'allais autant parler de mon rêve... Me suis fait emporter

Et vous, c'est quoi vos rêves ???
Pour tous ceux qui s'inquiètent pour moi, ou des conséquences de Sa saloperie. (Etats d'âme) posté le mercredi 27 février 2008 20:10
Ca sert à rien de s'inquiéter pour moi. Je m'en tirerais toujours. A n'importe quel prix, ça me regarde. Quoique qui que ce soit puisse me faire. Je suis fragile, voire très fragile, je l'admets. Mais en-dessous c'est du béton armé. Un instinct de survie suffisament fort pour payer le prix exigé à ma vie, à ma survie. Mais surtout, j'ai des amis. Je vous ai. Et c'est ça qui m'aidera à payer n'importe quel prix pour m'en sortir. Ca me tirera vers le haut. Quelle que soit la situation. Alors j'ai juste envie de Lui dire une chose :
Tout ce qui ne me tue pas me rend plus forte. Vas-y, détruit moi.
Violence Mentale un 31 janvier... (Etats d'âme) posté le dimanche 24 février 2008 21:25
"Je suis sûr que je me prends une baffe dans 5 min"
Il était assis sur le bureau, tenait sa basse sur ses genoux. Elle était au piano. Elle ne demanda pas pourquoi, pour la très simple raison qu'elle savait. Il lui avait fait des avances tout l'après-midi. Son T-shirt était un peu ouvert, mais rien de choquant. Cependant, quand elle s'était levée puis penchée pour lui attrapper quelque chose dans la poche de son K-way, il lui avait fait remarquer que son soutif était noir. Comme si elle ne savait pas.
Elle se tenait un peu n'importe comment pour une pianiste, voûtée, le pied sur le pied en X du clavier, jouant le thème d'Automn Leaves, sans accompagnement, sans accords, sans rien. Il lui fit remarquer qu'une pianiste ne jouait pas dans cette position, et elle se redressa, posa son pied par terre et joua les accords de la main gauche. Il posa sa basse contre la bureau, qu'il contourna. Il s'approcha d'elle et, tout d'un coup, sentant ses mains qui voulaient s'emparer de ses seins, elle se replia instinctivement, serrant contre elle sans le vouloir son bras droit, qui avait réussi à se faufiler entre la peau et le soutif. Il était penché au-dessus d'elle et du dossier de la chaise. Il lui embrassa la joue. Elle se mit à parler, d'une petite voix blanche :
"-Tu n'es qu'un sale pervers
-Mais non
-Mais si. Tu m'aimes même pas. tu profite de moi parce que tu sais que je t'aime. Tu es abominable.
-Mais non.
-Mais si
-Mais non
-Mais si. Et puis tes lunettes vont tomber. "
Il remit ses lunettes de sa main libre.
"Mais non elles ne vont pas tomber, tu vois. Me dis pas que c'est si désagrébla que ça, si ?"
Il bougea ses doigts, qui étaient contre la peau de la jeune fille, qui, prise au dépourvu, ne sut que répondre.
"Haha t'aimerais bien le savoir, hein ? Bah tu le sauras pas, parce que t'es pas une fille"
Ils restèrent silencieux quelques minutes, lui toujours au-dessus d'elle, la respiration haletante, le coeur battant si fort qu'elle le sentait. Elle, serrant son bras contre elle, s'efforçant de calmer sa respiration, attendant et redoutant qu'il la lâche. Il lui tenait chaud, un vrai radiateur.
"Tu m'en veux beaucoup d'avoir la main sur ton sein gauche ? Jvais me prendre une baffe hein ?"
Elle eut la tentation de lui dire "T'appelle ça des seins toi " mais ne le fit pas.
"Oui je t'en veux beaucoup. Enormément, même. Et nan, tu te prendras pas de baffe."
Pauvre folle, elle l'aimait quand même.
Il sourit, et la redressa avec son bras. Elle crut qu'il allait la lâcher et se détendit quand iol voulut mettre sa main gauche à l'entrejambe de son jean. Elle eut très peur, peur de se faire violer, peur de lui qu'elle voyait à présent comme un pervers dangereux. Elle se replia aussi sec, après avoir dégagé sa main. Elle lui ordonna d'enlever son bras, le menaca de le mordre, mais il ne la lâchait pas. Soudain, la porte s'ouvrit, et le surveillant de l'internat entra. Il se releva brusquement, elle eut froid, joua la première chose qui lui venait à l'esprit et tenta de se rhabiller discrètement. Il s'eloigna d'elle et retourna s'asseoir sur le bureau. Dix minutes plus tard, le surveillant partit. Elle était sur le point de lui dire "T'as vu comment j'ai trop géré ?!" quand il lui dit
"Rôh t'es pas drôle.
-Comment ça chuis pas drôle ?!
-Bah t'as vu la tête que tu tires ?
-Ah parce que tu trouve ça drôle que je me fasse peloter par le mec que j'aime alors qu'il ne m'aime pas ?
-Bah chsais pas, spas une raison pour faire la gueule." Il ajouta après un silence "Tfaçon y un facteur inconnu
-Ah oui, et lequel ?"
Il mit 5 minutes avant de répondre.
"T'en sais rien si je t'aime ou pas.
-Bah dans ce cas dis-moi. Dis-moi si tu m'aimes ou pas, vas-y. Même si tu m'aime pas."
Dix minutes plus tard il lui dit
"Jcrois que vaut mieux qu'on oublie ce qu'il s'est passé
-Comment ça on oublie ?! Tu viens de me peloter et tu dis on oublie ?! Tu me dis que peut-être que" elle n'osait prononcer le mot "et tu dis on oublie ?! Mais c'est trop facile ! Pourquoi c'est toujours moi qui dit ce que je pense ?! Tu sais ce que je pense et moi j'arrive pas à te comprendre, c'est pas juste !"
Elle se sentait mal, comme si elle vivait un mauvais roman.
"Peut-être que je sais pas ce que je pense.
-Je me suis encore fait avoir comme la dernière des connes...
-Si ça te fait plaisir de le penser...
-Mais dis-moi que tu m'aimes pas bon sang ! Dis moi au moins ça !
-Bon bah jte le dis puisque ça te fait tellement plaisir !" il avait hurlé.
Elle se replia, deux larmes coulèrent sur ses joues.
"J'ai fait une connerie et je m'en excuse.
- C'est tout ce que tu trouves à dire ?!"
Il partit.
Elle se mit à pleurer abondamment, et partit à son tour, n'ayant pas la force de rester seule dans cette pièce. Elle traversa le self où certains élèves regardaient la télé en pleurant silencieusement. Elle arriva dans sa chambre, où sa colocataire et meilleure amie était absente. Après cinq minutes, elle l'appela.
"Angélique...Amène-toi..." Elle raccrocha. Une minute plus tard, la susdite meilleure amie arrivait.
"Qu'est-ce qu'il s'est passé ?" Elle s'assit à côté d'elle. Elle qui pleurait plus fort, elle n'avait jamais autant pleuré devant sa meilleure amie, elle s'accrocha à elle, comme à une bouée de secours. Son amie la calma. Elle lui raconta tout. Elles en discutèrent, puis elle se calma, bâcla ses devoirs et se coucha. Elle se réveilla à 3:00 du matin, la scène passant et repassant dans sa tête. Elle ne se rendormit pas. Les cours furent difficiles à suivre. Le midi, elle posa la tête sur l'épaule d'une amie dans l'espoir de dormir une demi-heure, mais, la scène repassant à nouveau devant ses yeux fermés elle se mit à pleurer et pleura pendant une demi-heure. Son amie la prit dans ses bras, essaya de la consoler mais ne posa pas de questions. Elle se mutila le poignet, à l'endroit exact de la veine pour extérioriser sa souffrance. Elle continuait de pleurer. Pendant toute la scène, il était à côté, ne semblait même pas avoir remarqué qu'elle pleurait. C'était un aveu. Elle s'était effectivement fait avoir comme la dernière des connes. Il n'en avait strictement rien à foutre d'elle. Elle se tua 3 jours plus tard.
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